« La semaine de quatre heures » expliquée aux fonctionnaires

La semaine de 4 heures, c’est d’abord le best-seller de Tim Ferris, plus d’un million d’exemplaires vendus, une traduction dans 35 langues dont le français. Au-delà du succès éditorial, c’est toute une philosophie de vie qui est mise en avant et que l’on pourrait résumer ainsi : « travailler moins pour gagner plus ». Une philosophie qui a inspiré bon nombre d’apprentis entrepreneurs.

Oui mais quand on est fonctionnaire, assujetti aux 35 heures, cela relève d’une pure chimère allez-vous me dire ? Pas tout à fait ai-je envie de vous répondre car l’on peut s’inspirer de quelques principes pour évoluer dans son travail et son rapport au monde professionnel.

En premier lieu, appliquons la loi de Pareto selon laquelle 20% de nos actions engendrent 80% d’effets. Qu’est-ce que cela signifie pour un fonctionnaire (et même un non-fonctionnaire) ? Il convient de prioriser ses actions et de gagner en productivité. Inutile par exemple de lire ses mails en continu, il vaut mieux les relever 2-3 fois par jour et concentrer son attention sur leur traitement en distinguant les vraies urgences des fausses. Bref même un fonctionnaire doit faire des choix d’organisation du travail.

Autre point : les mini-retraites. Tim Ferris s’élève contre un modèle linaire de carrière qui amènerait à repousser à la retraite la vraie vie. On connaît le principe de l’année sabbatique qui se rapprocherait le plus de la mini-retraite en cours de carrière mais elle suppose des moyens financiers qu’un fonctionnaire n’a pas nécessairement. Alors non pas de mini-retraite pour un fonctionnaire mais plutôt une esthétique du carpe diem. Inutile d’attendre le week-end ou les vacances pour vivre pleinement. A la retraite on sera (presque) vieux et l’on aura moins d’argent.

Un dernier aspect du livre de Tim Ferris qui peut s’appliquer au fonctionnaire : la mobilité. Certes on ne deviendra pas un digital nomad mais des lois récentes permettent de négocier un temps de télétravail. Pourquoi ne pas en profiter ?

Si elle n’est pas une fin en soi pour un fonctionnaire bien décidé à continuer sur la voie du salariat, la Semaine de quatre heures peut être une source d’inspiration pour mieux vivre au travail.  Alors heureux d’être fonctionnaire ?

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